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Le coût de la maladie


L'écart de productivité lié à la santé

L’écart de productivité lié à la santé vise à répondre à deux questions fondamentales :

Quelle capacité productive est perdue pour le Canada lorsque la maladie empêche une pleine participation au marché du travail? Et dans quelle mesure cette capacité pourrait-elle être récupérée si ces travailleurs étaient en mesure de participer davantage à l’économie?

En utilisant un cadre établi du coût de la maladie (COI), nous évaluons les pertes de production économique selon trois dimensions. Nous estimons qu'en 2025 seulement, le Canada a renoncé à plus de 100 milliards de dollars en production économique dans ces catégories14 :

Coûts liés à la prestation de soins

La prestation de soins non rémunérés est associée à une perte de 48,5 milliards de dollars en revenus de travail.

Coûts liés à la morbidité

Le fait de vivre avec un problème de santé est associé à une perte de 55,1 milliards de dollars en valeur économique attribuable au temps passé à l’écart du travail.

Coûts liés à la mortalité

Les décès prématurés attribuables à un problème de santé sont associés à une perte de 1,1 milliard de dollars en production économique durant la période de friction (soit le temps nécessaire pour remplacer et former les travailleurs).

Une partie de cette production économique perdue ne peut pas être récupérée.

Une certaine proportion de maladies, de temps d’attente et de responsabilités liées à la prestation de soins est inévitable. Mais grâce à des interventions ciblées visant à réduire les coûts associés à la mortalité, à la morbidité, et à la prestation de soins, il est possible de récupérer une part importante de ces pertes de productivité et de revenus, renforçant ainsi la capacité productive globale du Canada.

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105 milliards $

Environ le quart des pertes économiques attribuables aux soins prodigués à des proches, à la maladie et aux décès prématurés pourrait être récupéré

Une partie de cette production économique perdue ne peut pas être récupérée.

Une certaine proportion de maladies, de temps d’attente et de responsabilités liées à la prestation de soins est inévitable. Mais grâce à des interventions ciblées visant à réduire les coûts associés à la mortalité, à la morbidité, et à la prestation de soins, il est possible de récupérer une part importante de ces pertes de productivité et de revenus, renforçant ainsi la capacité productive globale du Canada.

Gains économiques grâce à des interventions ciblées

Soins


L'occasion : réduire de 25 % le fardeau lié à la prestation de soins assumés par les familles et les proches aidants pourrait générer des retombées économiques de plus de 12 milliards de dollars15 .

Pourquoi cet objectif est réalisable : une étude de la Harvard Business School a examiné les employeurs offrant un service de conciergerie en soutien aux proches aidants, qui aide les employés à trouver des services, à coordonner les soins et à s’orienter dans le système. L'absentéisme a diminué jusqu'à 50 %, et 30 % des employés ont indiqué que ce soutien les avait empêchés de devoir s’absenter du travail ou quitter leur emploi. Les employeurs ont obtenu un rendement du capital investi pouvant atteindre 72 % grâce aux programmes de soutien aux proches aidants16. Il est à noter que les entreprises ont un intérêt direct à préserver la santé de leur main-d'œuvre, puisque des employés en meilleure santé signifient une réduction de l’absentéisme, une meilleure rétention et une productivité soutenue.

12 milliards $

de retombées économiques potentielles grâce à la réduction du fardeau lié à la prestation de soins

Morbidité et mortalité


L'occasion : réduire de 25 % le fardeau de la morbidité qui empêche des personnes de travailler ou qui limite leur capacité de travail pourrait générer plus de 13 milliards de dollars en gains de PIB17. Éliminer la mortalité évitable (que l'OCDE et Statistique Canada estiment représenter 25 % des décès chez la population en âge de travailler) pourrait ajouter 250 millions de dollars supplémentaires en gains de PIB18.

Pourquoi cet objectif est réalisable : selon une étude publiée dans la revue scientifique CMAJ Open, environ 40 % des années de vie ajustées en fonction de l'incapacité (fardeau total de la maladie) et 24 % des années vécues avec une incapacité (fardeau de la morbidité) au Canada proviennent de facteurs de risque modifiables, notamment l'alimentation, un indice de masse corporelle (IMC) élevé, l’hypertension artérielle et un taux de cholestérol élevé19. Ces résultats indiquent qu’une amélioration de plus de 25 % est envisageable grâce à des interventions ciblant les facteurs de risque évitables20.

13 milliards $

de gains potentiels du PIB en réduisant les obstacles liés aux maladies au travail

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